Regarder gratuitement et légalement

Regarder des films et des séries sans payer d'abonnement est parfaitement possible et parfaitement légal. Cette page recense les voies existantes, et explique pourquoi les sites illicites sont une mauvaise affaire même pour ceux qui ne se soucient pas de la loi.
Les plateformes gratuites financées par la publicité
C'est le segment qui a le plus progressé ces dernières années. Ces services, désignés par le sigle AVOD, proposent des catalogues de films et de séries accessibles sans abonnement ni compte payant, financés par des coupures publicitaires.
Plusieurs acteurs internationaux et français opèrent sur ce modèle, souvent avec des chaînes thématiques diffusées en continu en plus du catalogue à la demande. Les catalogues tournent régulièrement, ce qui suppose de regarder ce qui est disponible plutôt que de chercher un titre précis.
Ces services sont légaux, sans logiciel à installer, et accessibles depuis un navigateur ou une application de téléviseur connecté.
La télévision de rattrapage
Les plateformes de replay des chaînes françaises constituent la ressource la plus riche et la plus sous-utilisée. Elles proposent films, séries, documentaires et magazines, généralement pendant plusieurs jours à plusieurs mois après diffusion, et de plus en plus de contenus disponibles directement, sans diffusion antenne préalable.
Le service public y met à disposition un fonds documentaire considérable, et les chaînes privées y placent séries et films de leur catalogue.

Les médiathèques
C'est la voie la plus méconnue et probablement la meilleure. De nombreuses bibliothèques et médiathèques municipales et départementales offrent à leurs inscrits un accès à des plateformes de cinéma en ligne, avec un quota mensuel de films, un catalogue exigeant (cinéma d'auteur, documentaire, patrimoine) et sans publicité.
L'inscription en médiathèque est gratuite ou très peu coûteuse dans la plupart des communes. C'est, rapporté au service rendu, l'offre la plus avantageuse du marché.
Le domaine public et les fonds patrimoniaux
Les œuvres dont les droits patrimoniaux ont expiré peuvent être diffusées librement. Des archives publiques et des fondations mettent en ligne des milliers de films, souvent restaurés : cinéma muet, classiques du début du parlant, films d'animation anciens, documentaires et actualités cinématographiques.
Des institutions publiques françaises et étrangères proposent également des fonds audiovisuels considérables, en accès libre, pour partie sous licence ouverte.
Les chaînes et les services d'éditeurs
De nombreux studios, distributeurs et festivals diffusent gratuitement des courts métrages, des films de catalogue et des rétrospectives sur leurs propres canaux vidéo. Les conférences, captations de spectacles et concerts diffusés par les institutions culturelles relèvent de la même logique.
Pourquoi éviter les sites illicites
Le premier motif est juridique. La mise à disposition d'œuvres sans autorisation constitue une contrefaçon, et l'accès à ces contenus expose également l'utilisateur. En France, l'Arcom est chargée de la lutte contre le piratage et fait bloquer par les fournisseurs d'accès des centaines de noms de domaine, ce qui explique la disparition permanente de ces sites.
Le second motif est plus concret et concerne tout le monde. Ces sites vivent de régies publicitaires que les annonceurs légitimes refusent : il y reste la publicité agressive, les fausses alertes de sécurité, les redirections forcées, les faux lecteurs vidéo qui font télécharger un exécutable, et les extensions de navigateur malveillantes.
Les campagnes de logiciels malveillants et de vol d'identifiants s'appuient massivement sur ces audiences. Les fausses pages d'abonnement, elles, servent à collecter numéros de carte et données personnelles, les prétendus abonnements proposés sur ces sites relèvent de régies d'affiliation ou d'escroqueries pures et n'ouvrent aucun droit.
Le rapport entre l'économie réalisée et le risque encouru est mauvais, y compris pour qui raisonne uniquement en termes pratiques.
Et les offres payantes
Si l'objectif est de réduire une facture plutôt que de la supprimer, trois leviers fonctionnent : alterner les abonnements mensuels sans engagement plutôt que de les cumuler, utiliser les offres groupées incluses dans certains forfaits d'accès à internet ou de téléphonie, et privilégier les formules avec publicité, nettement moins chères sur la plupart des services.